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ANDROPAUSE

 

Un peu d'histoire >>>

Symptômes de l'andropause >>>

Les "ennuis" de la prostate >>>

Excès de poids et obésité >>>

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L'andropause, pire qu'une grippe d'homme >>>

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Comment bien vivre l'andropause ? Par Claire Dubé inf.- SICSQ

À l'heure où les baby-boomers arrivent …à la cinquantaine, plusieurs femmes et plusieurs hommes se questionnent sur l'andropause. Est-ce quelque chose qui arrive vraiment ou une histoire inventée par les compagnies pharmaceutiques pour vendre leurs médicaments?  Est-ce que les femmes qui vivent une étape, que l'on nomme ménopause, veulent absolument que leurs compagnons en connaissent une similaire?  Est-ce une histoire de médecins?  Est-ce vrai que beaucoup d'hommes ont des problèmes érectiles?  Les bouffées de chaleur, est-ce un mythe?  Est-ce que l'ostéoporose les guette, eux aussi? Voilà bien des questions auxquelles nous tenterons de répondre.

Tout d'abord, essayons de définir l'andropause.  Le mot andropause vient du grec andros qui veut dire homme et pausis qui signifie cessation, arrêt. Selon le dictionnaire Larousse de 1952, l'andropause serait «la cessation naturelle de la fonction sexuelle chez l’homme âgé‚ ou encore le retour d’âge masculin».  Pour Dr Georges Debled, auteur de deux livres sur l’andropause, L’Andropause, causes, conséquences et remèdes et Au-delà de cette limite, votre ticket est toujours valable, publiés par édition Maloine et Albin Michel en 1988 et 1989, respectivement, «L’andropause est l’ensemble des modifications physiologiques et psychologiques qui accompagnent la cessation naturelle et progressive de la fonction sexuelle chez l’homme».  Elle pourrait débuter vers l’âge de 40 ans, puis continuer à se manifester au cours de nombreuses années.  Selon le docteur Debled, et un certain nombre d’européens, l’hormonothérapie serait la panacée à tous les maux futurs que l’andropause susciterait.  D’après Gail Sheehy, auteure entre autres du livre Les passages de la vie, en 1987, l’andropause pourrait se définir aussi : «Chez les hom
mes aussi, le "retour d’âge" peut être un cap difficile à passer.  Un phénomène, à la fois physique et psychologique, se manifeste chez de nombreux hommes à partir de 40 ans.  Cette "ménopause" masculine se traduit extérieurement par une diminution progressive de la masse et de la force musculaires.  Les symptômes psychologiques courants sont la léthargie, la dépression, l’irritabilité, les sautes d’humeur.  Cette métamorphose affecte également la sexualité.  L’individu fait parfois l’expérience de sa première "panne" et constate une baisse de sa libido. »  Enfin, selon Dr John McKinlay, auteur d’une étude menée entre 1984 et 1989 auprès de 1709 hommes de 40 à 70 ans (Massachusetts Male Aging Study) : «Dans ma perspective, il n’y a pas évidence de l’existence de l’andropause.  Cependant, je crois qu’au 21e siècle, le syndrome existera, car il y aura alors un très fort intérêt à traiter les hommes vieillissants pour le profit, comme cela se fait avec les femmes ménopausées actuellement.»

Un peu d'histoire

Il y a cent cinquante ans, un professeur allemand, du nom de Berthold, a démontré que la transplantation des testicules d’un coq pouvait prévenir l’atrophie de la crête après la castration.  Le premier document d’un cas de remplacement hormonal réussi date d’une centaine d’années.  Mais c’est seulement dans les années soixante, alors qu’on a pu synthétiser la testostérone, que cela devint courant.  Cependant la forme disponible alors, le méthyle de testostérone, étant très toxique pour le foie et le cœur. Plusieurs médecins, dans les années qui ont suivi, étaient peu enclins à utiliser ce traitement.  En 1944, deux médecins américains, Car Heller et Gordon Myers, ont décrit dans un important article ce que nous appelons maintenant l’andropause mais sous l’expression «la ménopause masculine».  Ils ont alors comparé les symptômes de la ménopause à ceux rencontrés chez les hommes.  Dans une étude contrôlée, ils purent démontrer l’efficacité d’un traitement à la testostérone.

Les symptômes de l'andropause

Les symptômes de la ménopause et de l’andropause peuvent se ressembler beaucoup.  Bien que l’on rencontre des bouffées de chaleur chez les deux sexes, elles ne se présentent pas de la même façon, ni avec la même intensité.

Les "ennuis" de prostate

La prostate est une glande dont la sécrétion est nécessaire pour protéger les spermatozoïdes.  En raison de sa situation, autour de l’urètre, ses modifications sont responsables des troubles urinaires.  Les troubles de la prostate, qui se manifestent par une miction plus difficile au réveil, ou comme le disait un des mes professeurs «la perte de la majesté du jet», en amènent plusieurs à consulter un médecin.  Pour beaucoup de quinquagénaires, c’est un avertissement que quelque chose ne fonctionne plus comme avant.  L’hypertrophie de la prostate est une réalité pour plusieurs et elle se manifeste souvent par une envie plus fréquente d’uriner, surtout la nuit.  Une douleur à la miction ou lors de l’éjaculation, la présence de sang dans les urines et une douleur persistante dans le bas du dos sont des signes qui devraient amener les hommes à consulter.  Il ne faudrait cependant pas confondre avec le cancer, même s’il présente ces mêmes symptômes.  Il est important, lors de la visite annuelle chez le médecin, d’avoir un examen de la prostate.  Cet examen se fait par toucher rectal ; même s’il est appréhendé par plusieurs, il n’est pas douloureux et peut sauver bien des vies.  Il devrait être considéré par les hommes au même titre que l’examen gynécologique annuel des femmes.  Les opérations de la prostate soulèvent l’embarrassante question de la sexualité.  Mais avec les nouvelles techniques opératoires, la plupart des hommes opérés pour un cancer de la prostate peuvent continuer à avoir des relations sexuelles, surtout s’il est détecté précocement.

Excès de poids et obésité

C’est une réalité pour plusieurs.  On voit apparaître une petite bedaine, et le tour de taille augmente.  On parle alors d’une obésité de type androïde.  Les hommes présentent une forme de pomme et les femmes une forme de poire; ce qui signifie que plusieurs centimètres s’ajoutent au tour de taille de monsieur et que, pour madame, c’est autour des hanches et des cuisses (culotte de cheval).  La forme de pomme masculine présente plus de danger car elle se situe plus près des organes vitaux, comme le cœur et le foie.  Avec l’âge, nos besoins en calories sont moins importants et si on ne change pas notre alimentation et ne "pratiquons" le sport qu’en regardant la télévision, les kilos superflus s’accumulent tout doucement.  Une bonne façon de maintenir un poids santé est encore de manger moins, en plus petites quantités, et de faire de l’exercice, la marche par exemple.

Facteurs psychosociaux ou l'aspect marketing de l'andropause

À l’heure des médicaments miracles pour redonner aux hommes leur vitalité de jeunes hommes, qu’en est-il de l’image du quinquagénaire des années 2000 ?

Jusqu’à tout récemment, lorsqu’on parlait d’andropause c’était pour nier son existence.  Ou encore, on parlait de cette étape de la vie comme d’une période où la sexualité commençait à décliner.  Mais, est-ce le seul problème de nos hommes?  Comme on pourra le constater un peu plus loin, ils vivent une situation comparable à celle des femmes et, comme elles, ils n’ont pas tous la même façon d’aborder l’andropause.

Actuellement, on glorifie la jeunesse et la beauté ; l’homme qui grisonne ou perd ses cheveux a l’impression de ne plus pouvoir séduire.  Plusieurs produits de beauté pour hommes existent et des salons de beauté offrent des solutions miracles afin qu’ils gardent leur apparence de jeunesse.  Le don Juan qui s’est bâti un ego sur son apparence physique éprouvera des difficultés à concilier les signes visibles de vieillissement (rides, tour de taille qui épaissit) avec l’image de l’éternel jeune homme qu’il aime projeter. Les traitements de chirurgie, autrefois réservés aux femmes, gagnent de plus en plus de clientèle chez la gent masculine.  Et que penser de l’homme qui refait sa vie avec une jeune femme dans la trentaine, comme le dit Serge Reggiani dans une chanson : «Elle au printemps, lui en hiver»?  Veut-il se prouver qu’il est encore capable d’être un bon amant et que son charme est irrésistible ?  Mais, à défaut d’avoir un corps d’Adonis, pourquoi ne pas laisser libre cours aux fantasmes et garder un cœur et un esprit qui peuvent éviter les rides et ne jamais vieillir ?  Une personne de 75 ans m’a confié : «Tu sais, quand je ferme les yeux, je ne vois pas mon corps et alors, je me sens comme à vingt ans.»

Pour d’autres, c’est déjà le moment de la retraite professionnelle.  L’homme réalise alors qu’il n’a pas atteint les buts qu’il s’était fixés.  Le poste de directeur convoité est allé à un autre, plus jeune : on le place sur une voie d’évitement.  La retraite dorée n’est pas accessible à tout le monde !  Une retraite préparée et planifiée est l’idéal : mais, pour plusieurs, ce sera une retraite trop précoce.  Avec la vague de mises à la retraite dans le réseau public, nombreux sont ceux qui ont à décider, à très court terme, de quoi sera faite leur vie après le travail.  Le psychanalyste Erik Erikson a démontré que l’homme, par sa nature, veut relever de nouveaux défis, désire faire des conquêtes et rêve de vivre plein d’aventures.  à titre d’exemple, combien d’hommes veulent vendre toutes leurs possessions et partir au loin en autocaravane.  La retraite exige une réorganisation du temps modulé si longtemps par le «métro-boulot-dodo».  Elle implique également un nouveau partage de l’espace et des tâches ; il n’est pas facile d’occuper à deux un espace réservé pendant de nombreuses années à une seule personne.  Combien de femmes se font dire qu’elles n’ont pas la bonne façon de… peler les carottes !

Pour d’autres encore, ce sera la difficulté de vivre le syndrome du nid vide.  Il n’y a pas que les femmes qui se sentent seules lorsque les enfants quittent la maison.  Quelques hommes se sentiront inutiles, leur rôle de pourvoyeur terminé : leurs jeunes adultes volent maintenant de leurs propres ailes.  Ils ont l’impression qu’on n’a plus besoin d’eux.  Quelle sera la réalité des pères monoparentaux ?  à l’opposé, plusieurs voient le nid se remplir à nouveau.  Les enfants reviennent au bercail : perte d’emploi, séparation du couple, retour aux études.  On doit alors composer avec des adultes qui ont expérimenté une façon de vivre différente de la nôtre. Et si la conjointe est encore sur le marché du travail, l’homme aura aussi à faire sa place à l’intérieur de cette réalité.  L’étape de l’andropause et de la ménopause est une période où les conjoints devront dialoguer beaucoup, réapprendre à prendre soin l’un de l’autre et se réapprivoiser comme au début de leurs fréquentations.  Apprendre à se redécouvrir et à se rejoindre là où ils sont rendus car, souvent, le quotidien les a amenés à se perdre de vue.

La cinquantaine, est l’époque où on commence à regarder la chronique nécrologique du journal ; on y remarque de plus en plus les avis de décès de parents, d’oncles, de tantes, de confrères de classes, d’ami(e)s d’enfance.  Cela nous amène à penser que la vie a une fin et qu’on n’a pas réalisé tous nos rêves; l’angoisse qui en résulte pourra pousser certains hommes à redoubler d’ardeur pour remplir le mandat fixé à vingt ans.

À l'heure des médicaments miracles, qu'en est-il de la sexualité ?

La sexualité est l’expression de la façon d’être au monde en tant que femme ou en tant qu’homme.  La sexualité se veut l’expression intime et profonde de la vie dans l’union intime de deux êtres.  Rien de ce que nous avons été ne meurt en nous.  C’est tout simplement un changement.

La santé sexuelle est une composante de l’état global de la santé.  Selon l’OMS, profiter d’une bonne santé sexuelle, c’est être capable de jouir, en ayant la pleine maîtrise d’un comportement sexuel et reproducteur en harmonie avec une éthique sociale et personnelle.  C’est être exempt de sentiments de craintes, de honte et de culpabilité, de fausses croyances et autres facteurs psychologiques qui inhibent et perturbent la relation sexuelle.  C’est également être exempt de troubles, de maladies et de déficiences organiques qui interfèrent avec les fonctions sexuelles et reproductrices.

La réponse sexuelle chez l’être humain, tant l’homme que la femme, se compose de quatre phases : le désir, l’excitation, le plateau et l’orgasme.  La phase du désir correspond à penser au sexe, à vouloir des relations sexuelles.  L’excitation est la phase où la personne se sent excitée ou stimulée.  C’est aussi l’apparition de l’érection qui résulte d’un afflux sanguin dans le pénis.  L’orgasme est l’apogée sexuelle.  L’homme, comme la femme, éprouve un plaisir intense et vit des réactions agréables, perçues dans toutes les parties du corps.  Ces sensations ne sont pas vécues de la même façon par tous et à chacune des relations sexuelles.  Chez l’homme, la contraction des muscles situés autour des zones génitales cause l’éjaculation.  Il peut se produire une éjaculation, même si l’érection n’est pas très ferme.  Finalement, le résolution est le retour à l’état normal.  La majorité des hommes sont incapables d’avoir un deuxième orgasme immédiatement après le premier ; c’est ce qu’on appelle la période réfractaire.  C’est une période qui se prolonge avec les années et qui peut aller jusqu’à 24 heures avec le vieillissement.

À la cinquantaine, l’homme commence à n’avoir que deux orgasmes par semaine et une période réfractaire qui est plus longue.  Il peut arriver qu’une stimulation beaucoup plus importante soit nécessaire pour mener à une érection.  L’érection peut se perdre pendant les jeux sexuels ; une autre érection peut se faire attendre quelques heures.  Le besoin d’un orgasme peut décroître, les orgasmes peuvent être moins fréquents, et leur durée et l’intensité diminuer.  La quantité de sperme peut baisser.  Ce sont des changements normaux, que tous les hommes subissent en vieillissant.

La dysfonction érectile

On définit la dysfonction érectile comme «l’incapacité d’avoir ou de maintenir une érection suffisante pour des relations sexuelles».  La dysfonction érectile risque de se produire à tout âge.  Selon les résultats de la Massachusetts Male Aging Study, 5% des hommes âgés de 40 ans sont complètement incapables d’avoir une érection.  à l’âge de 70 ans, le nombre augmente de 15%.  En général, on mentionne que jusqu’à 52% des hommes auraient des problèmes occasionnels d’érection.  Les causes les plus fréquentes sont données dans le tableau ci-dessous.

Causes Exemples et effets sur la dysfonction érectile
Causes psychologiques L’anxiété, la dépression, le stress et les expériences désagréables du passé peuvent affecter l’érection.
Maladies vasculaires L’artériosclérose (durcissement des artères) et l’hypertension artérielle peuvent réduire le débit sanguin vers le pénis.
Diabète Peut altérer le débit sanguin et la transmission de l’influx nerveux dans les nerfs menant au pénis.
Médicaments vendus
sur ordonnance
Les antihypertenseurs, les antihistaminiques, les antidépresseurs et les médicaments pour le cœur peuvent affecter l’érection.
Habitude de fumer Accélère le durcissement des artères, réduit le débit sanguin.
Consommation d’alcool Peut affecter les concentrations hormonales, cause l’hypertension artérielle.
Troubles du système nerveux La sclérose en plaques, les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson et d’autres maladies peuvent affecter les nerfs menant au pénis.
Interventions chirurgicales Les interventions chirurgicales à la prostate, à la vessie ou d’autres interventions dans la région pelvienne peuvent endommager les nerfs ou les vaisseaux sanguins menant au pénis.
Lésions à la moelle épinière Peuvent couper les nerfs partant de la moelle épinière vers le pénis.
Autres causes Toute maladie chronique grave, y compris l’insuffisance rénale, une maladie hépatique, une anomalie de l’anatomie pénienne ou des problèmes hormonaux.

Qu'en est-il des traitements ?

À l’heure du Viagra et du Muse, faisons le point sur les différents choix.  Le Viagra, ou citrate de sildénafil, est la fameuse petite pilule bleue, seul traitement par voie orale approuvé pour cette problématique.  Le comprimé doit être pris une à quatre heures avant la relation sexuelle et peut occasionner des effets secondaires comme les maux de tête, la rougeur du visage, l’irritation de l’estomac et les troubles de la vue.  Il ne peut être administré aux hommes qui prennent des dérivés nitrés (par exemple la trinitrine pour les problèmes d’angine) car il modifie leurs effets et risque de produire une hypotension grave.  Le Muse, ou traitement transurétral (micro-pastille à insérer dans l’urètre), peut être utilisé seulement cinq à dix minutes avant la relation sexuelle.  Les effets secondaires observés sont une douleur au moment de l’injection, un saignement ou une meurtrissure et une érection prolongée.  Parmi les autres traitements qui peuvent être proposés à l’homme, mentionnons des dispositifs de ralentissement veineux et des implants chirurgicaux.

Si vous voulez en savoir plus sur l’andropause, procurez-vous le livre de Mme Lucette Proulx-Sammut : Son andropause mieux comprise, mieux vécue.  C’est un des seuls livres écrit sur le sujet dans un langage simple et accessible.  Et pourquoi ne pas le faire lire aux hommes qui se questionnent sûrement, mais n’osent pas s’informer.  Pour eux aussi, s’informer c’est se donner du pouvoir.

Principales sources de références

PROULX-SAMMUT, Lucette. Son Andropause mieux comprise, mieux vécue, Montréal, Edimag, 1993, 119p.

BADEAU, Denise. «La Cinquantaine au masculin en regard de l’expression de la sexualité. Piste pour une intervention sexologique», Contrasecion, Janv.-fév. 1998, vol. 15, no 1, p. 5-18.

Une Véritable Amie, vol III, no 4, septembre 1986, vol VI, no 8, janvier 1990.

Les Faits sur la dysfonction érectile, brochure du Laboratoire Janssen-Ortho inc.

L'andropause, pire qu'une grippe d'homme.

Par Dr Jean Drouin - Centre de planning du CHUQ

L’andropause se définit comme un ensemble de symptômes cliniques de vieillissement, apparaissant autour de la cinquantaine, associés à une baisse significative du niveau des androgènes (hormones mâles) plasmatiques, le tout additionné de troubles sexuels.  Environ 20% des hommes au-dessus de 60 ans présentent des niveaux de testostérone subnormaux comparés à ceux des femmes.  Il est important de rappeler que la testostérone diminue au fil des années ; cette hormone mâle est utile pour maintenir la fonction sexuelle et aide aussi les fonctions du foie et des surrénales.  Dans une population soumise à un diagnostic présumé d’andropause, 10% à 30% des sujets souffrent de déficience androgénique partielle (DAP).  Il est également important de rappeler que l’alcool consommé de façon excessive et la marijuana peuvent contribuer à faire diminuer le niveau de testostérone.

En présence de symptômes pouvant évoquer l’andropause, il est important d’éliminer d’autres maladies comme la dépression, le syndrome de fatigue chronique, les troubles sexuels, la fibromyalgie et l’hypothyroïdie.

Le test important pour diagnostiquer l’andropause est la testostérone biodisponible, qui reflète de façon précise le niveau hormonal mâle.  Le questionnaire (voir à la fin de l’article) du Dr Morley de l’Université de Saint-Louis donne un portrait rapide de la situation.

Après une évaluation biologique et psychologique, si le diagnostic d’andropause est posé, la discussion porte sur le remplacement avec de la testostérone.  Plusieurs formules sont sur le marché, en formes injectables et/ou en comprimés.  Certaines formes, comme la fluoxymestérone et la méthyltestostérone, ont des effets négatifs sur le foie.  Une forme couramment utilisée est l’undécanoate de testostérone.  De plus, des recherches sont en cours pour mettre au point un timbre cutané de testostérone.  La fonction prostatique et le risque de cancer doivent être suivis et évalués tout au long d’un traitement.

Les changements psychologiques et sexuels peuvent survenir après trois mois de prise hormonale.  Il est important d’assurer un suivi régulier avec le médecin.  Le concept d’andropause est récent ; il ne fait pas l’unanimité dans le monde médical, et certains médecins n’y croient tout simplement pas.  Il est néanmoins de plus en plus documenté dans la littérature scientifique et peut aider des hommes qui, jusque là, étaient considérés comme des dépressifs.  Aussi contribue-t-il à l’égalité des sexes : l’homme et son andropause, la femme et sa ménopause…

Questionnaire ADAM (Âge et déficience androgénique masculine)

  • Éprouvez-vous une baisse de libido (désir sexuel)?

  • Éprouvez-vous un manque d’énergie?

  •  Éprouvez-vous une diminution de force ou d’endurance?

  • Éprouvez-vous une diminution de force ou d’endurance?

  • Votre taille a-t-elle diminué?

  • Avez-vous noté une diminution de la joie de vivre?

  • Êtes-vous triste et/ou maussade?

  • Vos érections sont-elles moins fortes?

  • Avez-vous noté une altération récente de vos capacités sportives?

  • Vous endormez-vous après le dîner?

  • Votre rendement professionnel s’est-il récemment dégradé?

  • Si l’on obtient une réponse affirmative à la première question ainsi qu’à au moins une autre des questions suivantes ou si l’on obtient une réponse négative à la première question et affirmative à au moins trois autres des questions suivantes, on devrait faire doser la testostérone de ce patient.

Références

TREMBLAY, R.R et A. MORALES. «Canadian practice recommendations for screening, monitoring and treating men affected by andropause or partial androgen deficiency.», The Aging Male, vol. 1, no 3, septembre 1998.

Société Organon Ltée. «L’homme épanoui: les changements survenant à l’âge moyen et l’andropause», mars 1999, p.9.

 
Les informations présentées ci-haut sont à titre informatif seulement. Il est important de consulter un professionnel de la santé afin de discuter de vos besoins et de vos attentes.
 

 

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